L’hiver aussi on joue dans l’eau !
 |   La traversé Québec-Lévis en canot à glace
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Que la vie me semblait triste, l’hiver, quand je devais regarder mon canot s’enfoncer doucement dans le banc de neige et mon aviron sécher dans le sous-sol en faisant entendre les petits craquements caractéristiques du bois qui se déshydrate !
Les sports que je pratiquais l’hiver, n’intéressaient que mes pieds : le ski de fond ou la raquette ! Je devais prendre une pelle, à défaut de pagaie, et déneiger pour éviter que mes bras s’atrophient !
Depuis que j’ai découvert le Canot à glace, l’hiver me semble trop court.
Ce sport extrême est en plein essor, avec quasiment 50 équipes dans la course, soit 200 mordus d’eau et de glace, qui se retrouvent entre fin janvier et début mars, le temps de 5 compétitions. Certains viennent de Calgary, Halifax, Chicago, et même de France, mais la majorité sont du Québec, ou est né le canot à glace.
Contrairement aux apparences, ce sport n’est pas du tout un sport de « bœufs », mais un exercice qui demande une grande expérience : très technique pour la rame et la trottinette (pousser le canot sur la glace) et surtout de haute stratégie pour le choix de la route en fonction des courants de l’état des glaces et des zones d’eau libre. Ce qui représente de nombreux défis à surmonter lors de l’apprentissage.
Mais une fois sur le fleuve, au milieu des glaces, on découvre un terrain de jeu infini, peu fréquenté, et il se crée un esprit d’équipe très fort à progresser au milieu des obstacles que la nature nous offre entre la glace dure et l’eau liquide, en passant par les blocs déchiquetés, la glace mince, la slush plus ou moins épaisse …!
Alors, quoi de plus naturel pour un amateur de canot que d'essayer cette discipline d'hiver ? Cette année, nous sommes quatre membres du Club Rabaska à participer à la Coupe de canot à glace, avec différents équipages et des fortunes diverses : Ambroise Savard court sur le canot le « UQAR – IMQ », Manon Simard est capitaine du « Collège Mérici - Mécanique Leroux », Jean Philippe Bellefeuille rame sur le « Oncoglace – Abbott » et moi-même, je barre le canot « Creaform-INO ».
Alors ne manquez pas de venir nous encourager pour la dernière course de la saison qui a lieu à Québec sur le même trajet que la course du Carnaval, le samedi 6 mars. Et c’est certain que l’envie de ramer avec ou contre le courant et de traverser le fleuve au milieu des glaces va vous prendre et ne vous lâchera plus !
{$styles.content.links.wrap}www.granddefidesglaces.com
C’est un rendez-vous…